Qu’est-ce qu’une petite fraternité chrétienne locale ? Quelles sont ses caractéristiques ? En fait, dans la dénomination-même, nous y trouvons ses traits essentiels. Et chacun des quatre mots est important, dans une synergie qui garantit son authenticité :
« petite » / « fraternelle » / « chrétienne » / « locale ».
Une expérience qui nous ramène aux origines-même de l’Église :
« Dès les premiers temps de l’Église, des » cellules de vie (ou de base) » se constituent, parfois organisées en maisonnées ou » églises domestiques « . Aujourd’hui, dans les paroisses aux grandes étendues, ces Petites Fraternités Chrétiennes Locales constituent (ou peuvent constituer) des lieux vitaux de proximité et de mission. » (livret diocésain « susciter des petites fraternités chrétiennes locales » page 4)
Trois documents-sources
pour les petites fraternités chrétiennes locales
Pour entrer dans ces caractéristiques et comprendre la nature et la mission de ces ‘ecclesiola’
(ces petites églises domestiques), nous proposons ici trois documents majeurs :
Les deux documents diocésains de référence pour la constitution et la vie des petites fraternités chez nous
Le document des orientations diocésaines, promulguées par notre Évêque lors de la fête
diocésaine de Pentecôte 2025
Le document romain sur la conversion missionnaire.
Ces documents présentent l’esprit de ce chantier des petites fraternités. Ils les enracinent chacune dans la mission évangélisatrice du diocèse et même de l’Eglise Universelle. La vocation du Peuple Saint de Dieu y trouve là sa source et une dynamique synodale : chacun, chacune y est appelé, à une place unique et spécifique et dans une complémentarité harmonieuse. Ainsi se réalise, par la grâce du don de l’Esprit, ce Corps dont le Christ est la Tête (Col 1,18).
« Répondant à la quête de sens de nos contemporains, ces Petites Fraternités Chrétiennes Locales se veulent la traduction concrète du désir exprimé par beaucoup qu’existent des lieux fraternels et ouverts à tous, où puissent se vivre des temps de partage et de prière en commun. Il s’agit de petites équipes accueillantes à toute personne désireuse de découvrir l’Évangile. Elles permettent aussi l’accueil et l’intégration des néophytes ou des personnes qui ne se sentent pas (encore) à l’aise dans les communautés paroissiales.
Elles sont appelées à constituer des lieux vitaux de proximité et de mission. » Livret diocésain « susciter des petites fraternités chrétiennes locales » page 16
Les documents diocésains de référence
La lettre pastorale de notre Evêque en date du 21 septembre 24 nous situait à un moment-carrefour. Notre évêque y parlait de cette conjonction entre l’année jubilaire « pèlerins d’espérance », l’aboutissement du synode romain sur la synodalité et le lancement de la phase de mise en œuvre, l’évènement de la fête diocésaine de Pentecôte. Ces rendez-vous mobilisaient alors tous les fidèles et lieux pastoraux de notre diocèse. Ainsi chacun, chacune de nous -et tous ensemble- étions invités à entrer dans cette dynamique. Et la lettre pastorale se concluait alors l’appel vers tous les diocésains « à créer des petites fraternités chrétiennes locales » et à y participer.
Sans attendre donc la promulgation des orientations diocésaines de Pentecôte, notre diocèse a voulu préparer le terrain de la réception de ces orientations principalement en lançant les « petites fraternités chrétiennes locales ». Pour ce faire, deux documents ont été publiés :
- le fascicule (d’accompagnement) « susciter des petites fraternités chrétiennes locales »
- le livret (grand public) « petites fraternités chrétiennes locales – mode d’emploi ».
Le livret présente de manière simple et essentielle l’aventure des petites fraternités, comme un ‘mode d’emploi’. Mais il vaut la peine d’insister sur la richesse du contenu de ce fascicule d’accompagnement. Il est un outil de référence sûr pour les équipes pastorales, pour les personnes appelées à constituer des petites fraternités, pour les relais paroissiaux (ou délégués) des petites fraternités dans les paroisses
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Orientations Diocésaines
Pentecôte 2025
« Accueillons la lumière du Christ et rayonnons ! »
Dans la dynamique de la fête diocésaine de Pentecôte 2025, l’aventure des petites fraternités chrétiennes locales ne fait plus seulement que préparer le terrain ; en quelque sorte, ces petites fraternités sont le terrain de germination et de croissance des orientations diocésaines.
Rappelons-nous ici cette orientation :
S’ouvrir à l’Évangile et s’encourager dans la foi : les petites fraternités font vivre concrètement l’expérience d’une Église proche, vivante et accueillante. Par la richesse de leur diversité, les liens qu’elles établissent entre elles et leur désir de se rassembler pour célébrer, elles sont le socle de la vision d’avenir que nous souhaitons pour notre diocèse.
Suit alors, dans le document des orientations, la demande spécifique et explicite de notre Evêque :
« Dans une société sécularisée qui a perdu beaucoup de ses repères fondés sur l’Évangile, les chrétiens doivent nécessairement se soutenir mutuellement dans leur vie de foi. C’est pourquoi je demande que chaque fidèle du diocèse s’intègre dans une petite fraternité existante ou en fonde une avec son entourage et qu’elle soit un lieu de prière, de partage de la Parole de Dieu (lecture de la Bible) et de relations fraternelles. Je compte aussi sur ces petites fraternités, pour que, en tous lieux où cela est possible les chrétiens, même peu nombreux, puissent se retrouver dans leur église pour prier ensemble de façon régulière selon la forme qui leur convient. »
Instruction de la Congrégation pour le clergé, en date du 29.06.2020
« La conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de la mission de l’Église » EG date de 2013. Dans l’élan de l’exhortation apostolique du Pape François « La joie de l’Evangile, 2013 » était publiée ce document : « La conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de la mission de l’Église »
Ce texte présente une riche posture et une dynamique missionnaire pour toute cellule d’Église, quelle que soit sa taille ou sa nature…
Sa structure et son argumentaire sont comme une feuille de route, où l’esprit d’une petite fraternité trouve sa raison d’être. Ainsi le n° 117 invite « dans les paroisses aux grandes étendues » à constituer des centres pastoraux (115) « avant-postes missionnaires et structures de proximité ».
Et l’intuition centrale vise à ce que les communautés chrétiennes soient « des centres qui favorisent la rencontre avec le Christ » (3).
Ce document dit le tout de l’enjeu et de la centralité des petites fraternités, fruit d’un ‘nouveau discernement communautaire’ (10) Cette grille en propose ici les caractéristiques essentielles … comme l’ADN de toute petite fraternité, qu’elle que soit sa nature :
Reposant sur trois fondamentaux :
– Redécouvrir la vocation de chaque baptisé à être disciple de Jésus et missionnaire de l’Évangile (11)
– Passer du territoire géographique au ‘territoire existentiel’ (16)
– Être ‘signe vivant de la proximité du Christ par le moyen d’un réseau de relations fraternelles, tournée vers les nouvelles formes de pauvreté’ (19)
Et se déployant par ‘le triptyque missionnaire, dans une culture de la rencontre :

Triptyque missionnaire
Éduquer à « la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu au moyen de propositions diversifiées d’annonce » (20)
La célébration du mystère eucharistique, « moment essentiel pour la constitution de la communauté paroissiale » (22)
Redécouvrir l’initiation chrétienne – itinéraires mystagogiques qui touchent réellement l’existence (23)
Une culture de la rencontre
Redécouverte fondamentale de la fraternité (24)
Culture de la rencontre : « donner le désir d’être ensemble et faire grandir des relations personnelles durables » (25)
Développer un authentique « art de la proximité » (26)
24. Dans le mystérieux entrelacement de l’agir de Dieu et de celui de l’homme, l’Evangile est proclamé par des hommes et des femmes dont la vie, tissée de relations interpersonnelles qui suscitent confiance et espérance, garantit la crédibilité de ce qu’ils annoncent. A notre époque, souvent marquée par l’indifférence, l’enfermement de l’individu sur soi-même et le rejet de l’autre, la redécouverte de la fraternité est fondamentale, vu que l’évangélisation est étroitement liée à la qualité des relations humaines. Aussi la communauté chrétienne fait sienne la parole de Jésus qui pousse à « prendre le large » (Lc 5, 4), confiante que l’invitation du Maître à jeter les filets fonde en soi la certitude d’une “pêche abondante”.
25. La “culture de la rencontre”, qui met la personne au centre de tout, promeut le dialogue, la solidarité et l’ouverture à chacun. Il est donc nécessaire que la paroisse soit le “lieu” qui donne le désir d’être ensemble et fait grandir les relations personnelles durables. Chacun peut ainsi découvrir ce que signifie “faire partie” et “être aimé”.
26. La communauté paroissiale est appelée à développer un authentique “art de la proximité”. Si celui-ci est bien enraciné, la paroisse devient réellement le lieu où est surmontée la solitude qui blesse la vie de tant de personnes, le « sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, le centre d’un constant envoi missionnaire ».
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La place de la Parole de Dieu dans la vie des petites fraternités chrétiennes locales
Vous pouvez retrouver ici le texte de l’intervention du P. Jean-Yves DIROU le 4 octobre 2025 (journée biblique diocésaine).
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Quelques témoignages
La petite fraternité chrétienne de Saint-Sauveur
Naissance de notre petite fraternité Notre fraternité est née suite à l’interpellation, cet été, d’un membre de l’équipe. Un samedi matin, cette personne est venue sonner à ma porte. Elle m’a exprimé sa souffrance, sa solitude et son souhait de partager sa vie de foi et de cheminer avec d’autres. « Un chrétien seul est un chrétien en danger » me dit-elle.
Après avoir un peu hésité car je fais partie déjà de plusieurs groupes dans l’Eglise, je me suis dit pourquoi pas. En tant que membre de l’Eglise, je ne peux pas laisser d’autres chrétiens seuls aux bords du chemin… J’ai donc lancé un appel lors du pardon de St-Sauveur et sur le bulletin paroissial. Petit à petit des personnes sont venues me trouver et nous avons formé cette fraternité.
Des membres très divers Nous sommes actuellement 6 personnes à constituer notre fraternité. Nous venons tous d’horizons bien différents : une enseignante à la retraite, un ancien agriculteur, un ancien chauffeur routier, un aumônier d’hôpital, une secrétaire à la retraite. Nous sommes tous très différents, avec des parcours de vie et de foi biens divers. Certains étaient très impliqués dans la vie paroissiale : Conseil pour les Affaires Economiques, Communication, préparation baptême… et d’autres plus éloignés voir très éloignés de l’Eglise à l’image de Nicolas « cabossé de la vie » qui après le décès de son frère a pris de la distance. Aujourd’hui, il se pose beaucoup de questions sur l’au- delà…
4 membres sont de la commune de Saint-Sauveur, 1 de Locmélar et 1 de Landivisiau. Un lieu de rencontre : la sacristie 10Nous avons retenu comme lieu de rencontre la sacristie de l’église. Pourquoi ? parce que c’était le lieu le plus adapté à nos rencontres. La sacristie est en effet aménagée avec une table, des chaises, des Bibles et autres livres, une bouilloire… et du chauffage ! Elle est également utilisée pour les préparations d’obsèques. L’avantage est d’être dans l’église ce qui nous permet de prendre un temps de prière qui peut être ouvert à tous et qui devient vraiment « communautaire ».
L’église devient vraiment un lieu de vie, de partage et prières. C’est important de l’habiter toute l’année en dehors des 4 messes par an. D’ailleurs, une de nos rencontres de décembre est la réalisation de la crèche de Noël. Une rencontre sous le signe de la fraternité Nous nous retrouvons un samedi sur deux (bientôt un samedi sur trois) autour d’une boisson chaude et de gâteaux.
Nous échangeons sur notre quotidien, les nouvelles des uns et des autres. Nous parlons de nos vies et de l’actualité. Nous prenons un temps de prière en s’appuyant sur un passage d’Evangile. Puis, nous échangeons autour de ce texte : voir comment il résonne en nous et comment vivre de l’Evangile dans notre vie, dans notre fraternité et autour de nous. Nous terminons par la prière de l’Angélus devant la statue de la Vierge dans le chœur de l’église.
Anthony Berrou ; décembre 2025
Fraternité Saint Pier Giorgio Frassati
À Brest Elorn (Guipavas, Plougastel, Loperhet, Gouesnou), une belle aventure spirituelle est née dans la foulée d’un parcours de confirmation d’adultes. C’est de cette expérience fraternelle, vécue dans la prière, l’échange et l’étude de la Parole, qu’est issue la Fraternité Saint Pier Giorgio Frassati, du nom du jeune laïc dominicain récemment canonisé.
Pendant plus de deux ans, les accompagnateurs — des laïcs dominicains engagés — ont accompagné un couple d’adultes vers la confirmation, à raison d’une rencontre par mois. Après la célébration du sacrement, les nouveaux confirmés, heureux de ces temps de partage, ont souhaité poursuivre l’aventure. Les accompagnateurs leur ont alors
proposé de former un petit groupe fraternel, dans l’esprit de saint Dominique. Un autre couple s’est rapidement joint à eux, donnant naissance à cette fraternité au moment même où notre évêque encourageait la création de petites fraternités locales.
Aujourd’hui, le groupe se réunit chaque mois, en fin de semaine, de 17 h 30 à 22 h. Ces rencontres, simples mais intenses, allient prière, étude et convivialité. « Un des axes majeurs de notre fraternité est de mieux nous connaître les uns les autres, car c’est ensemble que nous marchons à la suite du Christ ».
Les rencontres débutent par un temps de prière, cœur battant de chaque soirée. Vient ensuite un moment de partage sur la vie quotidienne : famille, travail, joies et difficultés.
Puis, place à l’étude, souvent sous la forme d’une lectio divina, permettant de méditer la Parole de Dieu et de la relier à la vie concrète. 11Comme le rappelle une maxime chère aux laïcs dominicains : « Le journal dans une main, la Bible dans l’autre. » Il s’agit de vivre la foi dans le monde réel, attentifs aux questions sociales et spirituelles de notre époque. Lectures de théologie, réflexions sur la doctrine sociale de l’Église et figures inspirantes comme celle de Pier Giorgio Frassati nourrissent les échanges.
La convivialité n’est pas oubliée : chaque rencontre se conclut par un repas partagé, dans la joie et la simplicité. « Saint Thomas d’Aquin lui-même nous encourage à rire », rappelant que la joie est un signe de charité chrétienne. Les rencontres ont lieu à tour de rôle chez les uns et les autres, favorisant des liens toujours plus fraternels.
Fidèle aux orientations du diocèse et en lien avec les fraternités laïques dominicaines, le groupe s’ouvre aussi à la formation. Ses membres participent aussi bien aux propositions diocésaines (Lire la Bible dans les fraternités) qu’aux webinaires mensuels des laïcs dominicains. Parmi les thèmes récents : saint Thomas d’Aquin, sainte Catherine de Sienne, la Doctrine sociale de l’Église ou encore les travaux de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem sur la Bible à l’ère du numérique. Une belle communauté en marche, enracinée dans la Parole et tournée vers le monde, à l’image de son saint patron, Pier Giorgio Frassati, qui aimait dire : « Vivre sans la foi, sans défendre son héritage, c’est exister sans vivre réellement. »
Emmanuel Morucci » ; décembre 2025 – Pour tout contact : emorucci@orange.fr
Paroles de l’équipe « place et parole des pauvres » sur les petites
fraternités
Les fraternités chrétiennes dont je fais partie, c’est une deuxième famille pour moi.
Grandir avec le groupe de prière, c’est important. On apprend de jour en jour, on grandit de jour en jour parce qu’on apprend davantage le parcours de Jésus. Quand on approfondit par rapport au texte, on se dit : « Ah, tiens, je n’avais pas pensé à cela… ».
Quand on est à l’église, on entend des choses, mais ce n’est pas la même chose que quand il y a des écrits et qu’on y travaille vraiment dessus. Là, ça permet vraiment de se poser et puis d’entendre en fin de compte les choses différentes des uns, des autres. On arrive avec un tout petit peu et on ressort des réunions, avec un sac plein. Et puis la solidarité entre chaque personne dans le groupe, c’est important aussi.
Avant je me considérais comme une invisible, c’est-à-dire que je ne pouvais pas parler parce qu’on ne me laissait pas la parole. C’est pour cela que j’ai été longtemps à réfléchir si j’allais aller dans des groupes comme aujourd’hui. Et, une personne sur Saint Pierre, un prêtre ouvrier m’a dit : si, si, il faut aller aux réunions. Et maintenant, je vais dans des réunions comme Place et Parole des Pauvres, j’ose prendre la parole et on m’écoute. On donne la parole à tour de rôle, on s’écoute, et, ensemble, on fait quelque chose sur cette parole.
Joie de se retrouver, de partager l’Evangile en petites fraternités. On peut parler de tout sans être jugé. Cela me fait penser à nos petites fraternités, cela fait du bien, nos échanges, nos partages autour de l’Evangile, cela fait chaud au cœur. Une action, cela s’arrête, alors 12que la fraternité, c’est être comme en famille, même s’il y a encore beaucoup de choses à bouger, ensemble, autour de nous. La fraternité, cela permet de se retrouver, de se donner des nouvelles : en un mois, cela passe vite. Quand on ne va pas bien, on ressort plus fort pour lutter après. Entre 2 réunions, il y a un engagement à avoir le souci des uns et des autres et en particulier des absents.
En petits groupes, on est plus à l’aise pour prendre la parole. On partage l’Evangile avec
simplicité, à hauteur de tous. Grâce à ma petite fraternité, je me remplis de la parole de Dieu. On y apprend à écouter et à être écouté, sans jugement et dans le respect des uns et des autres. Cela permet d’avancer dans la vie et de ne pas être tout seul. Le respect, la convivialité, le pardon aussi parfois, sont très importants, mais le maître mot, c’est la confiance : ce qu’on dit reste entre nous. La confiance naît quand on apprend à faire connaissance, à se connaître. Il faut du temps.
Les conditions pour que cela puisse bien fonctionner :
Une charte ou quelques règles de base : on ne se coupe pas la parole, chacun a le droit de dire et de penser différemment, on ne juge pas, on s’efforce de parler en « je » et non en « on » : dire « je pense », « je trouve que » « je ressens », « je comprends que ». LA CONFIANCE : c’est le fer de lance de la fraternité. On peut tout dire sans être jugé. On a le droit de ne pas savoir, de ne pas comprendre et de le dire. On sait que ce qu’on dit ne sortira pas de la fraternité.
Pour les plus pauvres, il faut proposer des petites fraternités de type « place et parole des pauvres », où ils puissent se retrouver entre eux avec une même expérience de vie, sinon, ils n’oseront pas prendre la parole, ils n’oseront pas parler de leur vie ni de leur foi.
Pour certains, c’est un point de départ essentiel pour (re)trouver le chemin de l’église, de la paroisse. Il reste à creuser le lien entre ces petites fraternités « place et parole des pauvres » et la paroisse…
Un membre de l’équipe diocésaine de « Place et parole des pauvres » ; juin 2024


